Les connaissances de la peinture russe contemporaine à l'étranger se limitent par le Carré noir de Malévitch, au mieux par le réalisme sovietique. La peinture russe en général pour beaucoup c'est l'icône. Et seulement ceux qui viennent en Russie, à Moscou, découvrent que ça existe, la peinture russe. Et en plus elle n'est pas si mauvaise que ça.
Il est vrai que la peinture russe contemporaine est si hétérogène et change si vite que les critiques n'ont pas le courage d'écrire les livres là-dessus. Cette hétérogénéité prend sa source déjà au 18 siècle, au début de la peinture profane. Et oui, avant il n'avait que la peinture religieuse, l'icônographie.
Le temps vraiment tragique dans l'histoire de la peinture russe c'est le 20 siècle. Les peintres qui ne se conformaient pas à l'idéologie officiel de l'Etat soviétique ont été trahis, exilés, liquidés. Et dire qu'ils étaient trahis par leurs compagnons d'armes! Pour être accepté aux expositions il fallait peindre les chemises rouges, la couleur symbolique de l'Etat soviétique!
Malgré tous ces horreurs et même peut-être en quelque sorte grâce à eux la peinture russe n'est pas morte, elle ne s'est pas défigurée, comme en Occident par exemple. Elle est renée de ces tortures. Et reste en contact franc avec le spectateur contemporain.
Le spectateur contemporain est fatigué par l'abstrait. Il en a assez. Actuellement c'est le réalisme qui est le plus prisé aux ventes-aux-enchères. Tout a le droit d'exister. Mais même les hommes de sciences ont prouvé que la peinture abstraite influe négativement sur la mentalité des gens. La désagrégation où qu'elle soit n'est jamais bienfaisante. Les formes créées par Dieu ne sont pas accidentelles. La mission de l'homme et donc de l'artiste en premier lieu, c'est de maintenir l'espace qui lui est donné, de l'organiser, de l'harmoniser et pas le contraire.
Heureusement de nos jours on peut trouver tous les styles dans la peinture contemporaine, russe notamment.
Photo:inauguration de l'exposition d'un artiste contemporain Russe à Moscou
